Stratégie

Les tensions entre la Russie et l’Ukraine et leur incidence sur les FNB - février 2022

près des mois de tension croissante, la Russie a lancé une invasion à grande échelle en Ukraine jeudi, ce qui a bouleversé les marchés. Pour illustrer ce malaise croissant, les indicateurs du marché, comme l’indice VIX et divers indicateurs des écarts de taux, restent élevés.

28 févr. 2022

Que s’est-il passé?

  • Après des mois de tension croissante, la Russie a lancé une invasion à grande échelle en Ukraine jeudi, ce qui a bouleversé les marchés. Pour illustrer ce malaise croissant, les indicateurs du marché, comme l’indice VIX et divers indicateurs des écarts de taux, restent élevés.
  • Bien que l’Ukraine ne soit pas membre de l’OTAN mais un « pays partenaire », elle pourrait être autorisée à se joindre à l’alliance à l’avenir. Les pays qui sont actuellement membres de l’OTAN ont soutenu l’Ukraine en lui faisant des dons et en mettant des sanctions en place contre la Russie afin de riposter sans avoir recours à la force. Cependant, plusieurs scénarios peuvent faire en sorte que les alliés de l’OTAN soient entraînés dans le conflit, en augmentant ainsi leur implication et en menant à un conflit ayant des répercussions beaucoup plus vastes.
  • Tout cela ajoute à la complexité sur les marchés, qui sont déjà confrontés à de nombreuses incertitudes en lien avec les préoccupations liées à l’inflation, le resserrement de la politique monétaire des banques centrales et la pandémie de COVID-19 en cours.

Indice VIX


Source : Bloomberg, du 9 février 2022 au 24 février 2022.

Indice Markit CDX Marchés émergents


Source : Bloomberg, du 9 février 2022 au 24 février 2022.

Pétrole brut Brent ($ US/​baril)


Source : Bloomberg, du 9 février 2022 au 24 février 2022.

Répercussions sur le marché

À l’heure actuelle, il est difficile de déterminer l’incidence à long terme sur le marché. Certaines des sanctions imposées à la Russie ont un effet immédiat, alors que d’autres auront besoin de plus de temps pour se faire sentir. De plus, une réaction de la Russie – qu’elle soit physique ou non – provoquera des réactions différentes de la part des pays de l’OTAN. Il s’agit d’un événement qui évolue rapidement et de nouveaux renseignements sont régulièrement pris en compte par le marché.

Les perspectives à long terme restent incertaines, mais les investisseurs devraient se concentrer sur les éléments suivants :

  • Un resserrement de la politique monétaire des banques centrales : Outre un resserrement quantitatif, un certain nombre de banques centrales du G7, dont la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque du Canada (BdC), devraient procéder à leurs premières hausses des taux d’intérêt depuis la pandémie. De multiples hausses de taux ont été anticipées pendant l’année civile; mais si le conflit se poursuit ou s’aggrave, la trajectoire de la hausse des taux sera plus lente que prévu par beaucoup.
  • Une inflation continue : Les indices des prix à la consommation (IPC) au Canada et aux États-Unis sont nettement supérieurs à leurs taux cibles à long terme, et la BdC comme la Fed sont très en retard. L’inflation peut rester incontrôlée si le conflit en cours limite la capacité de la BdC et de la Fed à resserrer les conditions monétaires.
  • Une hausse des prix de l’énergie : La Russie est un important exportateur de pétrole dans l’économie mondiale, ainsi que de gaz naturel vers de nombreux pays européens. Même si le président Biden a évité d’imposer des sanctions sur les exportations de pétrole russes, celle-ci peut limiter sa propre production en guise de représailles. L’énergie faisant déjà l’objet d’une pénurie, on s’attend à ce que les États-Unis mettent sur le marché du pétrole de leurs propres réserves stratégiques et à ce que d’autres pays expédient du gaz naturel liquéfié (GNL) vers l’Europe. Cela accroîtra encore les difficultés à trouver un équilibre entre l’offre et la demande, la demande nord-américaine devant augmenter et l’Allemagne retardant dorénavant la mise en service de l’oléoduc Nord Stream 2.
  • La « réouverture 2.0 » : Des signes positifs donnent à penser que la pandémie tire à sa fin. De nombreux pays commencent à traiter la COVID-19 comme une maladie endémique; les restrictions sont abandonnées et les économies pourraient maintenant envisager de rouvrir. Après deux ans de confinement, la demande refoulée pourrait encore perturber des chaînes d’approvisionnement déjà malmenées et la gestion des stocks « juste-à-temps ».

À quoi s’attendre du côté des FNB :

  • Un élargissement des écarts entre les cours acheteurs et vendeurs : Les écarts entre les cours acheteur et vendeur sont à l’image des composantes sous-jacentes d’un FNB. À cause de la hausse de l’incertitude sur les marchés, les actions, les obligations et les autres actifs se négocieront avec un écart plus important entre les cours acheteur et vendeur. Ces écarts plus élevés se retrouveront donc dans le FNB. Les FNB qui offrent une exposition internationale peuvent également se négocier avec des écarts plus importants pour tenir compte de l’incidence de la volatilité des devises. Comme nous l’avons déjà mentionné, les écarts entre les cours acheteur et vendeur d’un FNB reflètent les actifs sous-jacents.
  • Un des nombreux avantages des FNB est qu’ils procurent une exposition aux marchés internationaux pendant les heures de négociation locales de l’investisseur. En ce qui concerne les FNB qui se négocient lorsque le marché sous-jacent est fermé, il faut s’attendre à un élargissement des écarts, puisqu’il sera plus difficile pour les mainteneurs de marché d’établir une juste valeur. Les FNB continueront d’être un outil efficace pour les investisseurs qui veulent obtenir une liquidité intrajournalière en période de volatilité des marchés.
  • Le maintien de la liquidité : Dans les périodes de crise précédentes, les FNB se sont avérés très liquides, les acheteurs et les vendeurs utilisant des FNB pour obtenir un accès efficace aux diverses expositions. Prenons l’exemple de la pandémie de mars 2020, le FINB BMO S&P/TSX composé plafonné (symbole : ZCN) et le FINB BMO obligations totales (symbole : ZAG) ont enregistré un volume beaucoup plus élevé en mars 2020, comparativement au volume moyen enregistré pendant toute la durée de 2020.
PériodeFINB BMO S&P/TSX composé plafonné (ZCN)FINB BMO obligations totales (ZAG)
Volume moyen en mars 20201 686 9002 221 175
Volume moyen dans l’ensemble de 2020732 7121 300 342
Volume de mars 2020 par rapport au volume de 2020230,23 %170,81 %

Source : Bloomberg.

Lorsqu’ils effectuent des opérations sur des FNB, les investisseurs devraient garder à l’esprit les meilleures pratiques suivantes :

  • Toujours employer des ordres à cours limité : Les ordres à cours limité permettent aux investisseurs de bénéficier d’une protection lorsqu’ils effectuent des opérations. Les investisseurs doivent garder à l’esprit qu’un ordre à cours limité peut être placé avec autant d’audace ou de prudence qu’ils le souhaitent.
  • Bien choisir le moment de la journée : Pendant les périodes de volatilité accrue, les marchés ont tendance à être plus volatils au début et à la fin de la séance de négociation, parce qu’ils doivent assimiler de nouveaux renseignements. Dans la mesure du possible, les investisseurs devraient éviter de négocier près de l’ouverture et de la fermeture de la séance, ainsi que pendant les périodes où le marché sous-jacent est fermé.
  • Appeler le fournisseur de FNB ou le pupitre de négociation interne des FNB : Les investisseurs peuvent appeler la ligne d’assistance sur les négociations des FNB BMO au 18777417263 pour obtenir une plus grande liquidité, augmenter la taille de l’offre et savoir où placer un ordre à cours limité.

FNB à prendre en considération :

Actions :

Titres à revenu fixe :

1 BMO Gestion mondiale d’actifs et Bloomberg, au 24 février 2022. Le rendement des distributions n’est pas un indicateur du rendement global qui varie d’un mois à l’autre en fonction des conditions du marché et n’est pas garanti. L’avis de non-responsabilité complet se trouve ci-dessous.

Tout énoncé qui repose nécessairement sur des événements futurs peut être une déclaration prospective. Les déclarations prospectives ne sont pas des garanties de rendement. Elles comportent des risques, des éléments d’incertitude et des hypothèses. Bien que ces déclarations soient fondées sur des hypothèses considérées comme raisonnables, rien ne garantit que les résultats réels ne seront pas sensiblement différents des résultats attendus. L’investisseur est prié de ne pas se fier indûment aux déclarations prospectives. Concernant les déclarations prospectives, l’investisseur doit examiner attentivement les éléments de risque décrits dans la version la plus récente du prospectus simplifié.

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Les opinions exprimées par le directeur de portefeuille représentent son évaluation des marchés au moment de la publication. Ces opinions peuvent changer en tout temps et sans préavis. Les renseignements fournis dans le présent document ne constituent pas une sollicitation ni une offre relative à l’achat ou à la vente de titres, et ils ne doivent pas non plus être considérés comme des conseils de placement. Le rendement passé n’est pas garant des résultats futurs. Cette communication est fournie à titre informatif seulement.

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Rendement annualisé des distributions : la plus récente distribution régulière ou prévue (à l’exception des distributions de fin d’année supplémentaires), annualisée en fonction de la fréquence, divisée par la valeur liquidative courante.

Les distributions ne sont pas garanties et peuvent fluctuer. Les taux de distribution peuvent changer sans préavis (à la hausse ou à la baisse) selon les conditions du marché. Le versement des distributions ne doit pas être confondu avec le rendement ou le taux de rendement du fonds d’investissement. Si les distributions versées par le fonds d’investissement sont supérieures à son rendement, votre placement initial perdra de la valeur. Les distributions versées du fait de gains en capital réalisés par un fonds d’investissement, ainsi que le revenu et les dividendes accumulés par un fonds d’investissement, font partie de votre revenu imposable de l’année où ils ont été versés. Le prix de base rajusté est réduit du montant de tout remboursement de capital. Si le prix de base rajusté est inférieur à zéro, il vous faudra payer l’impôt sur les gains en capital sur la portion du montant qui est inférieure à zéro. Veuillez consulter la politique de distribution pour les FNB BMO énoncée dans le prospectus.

Les distributions en espèces, le cas échéant, sur les parts d’un FNB BMO (autres que les parts accumulées ou les parts assujetties à un plan de réinvestissement des distributions) devraient être payées principalement à partir de dividendes ou de distributions, et autres revenus ou gains, reçus par le FNB BMO, moins les dépenses du FNB BMO, mais peuvent également comprendre des montants non imposables, dont des remboursements de capital, qui peuvent être versés à l’entière discrétion du gestionnaire. Dans la mesure où les dépenses d’un FNB BMO dépassent le revenu généré par ce FNB BMO au cours d’un mois, d’un trimestre ou d’une année, selon le cas, il n’est pas prévu qu’une distribution mensuelle, trimestrielle ou annuelle soit versée. Certains FNB BMO ont adopté un plan de réinvestissement des distributions, qui prévoit qu’un porteur de parts peut choisir de réinvestir automatiquement toutes les distributions en espèces versées sur les parts qu’il détient en parts additionnelles du FNB BMO pertinent, conformément aux modalités du programme de réinvestissement des distributions. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez la politique de distribution dans le prospectus des FNB BMO.

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