Comment prévoir les bénéfices de l’indice S&P 500 à l’aide des données macroéconomiques
Un examen approfondi de la méthodologie qui sous-tend notre modèle sur les bénéfices des secteurs américains, afin de déterminer ceux où l’optimisme semble exagéré et ceux qui sont bien placés pour dégager des rendements supérieurs.
20 janv. 2026Pour ce bulletin, nous prévoyons faire trois choses :
- Montrer comment utiliser certaines variables macroéconomiques pour prévoir la croissance des bénéfices des sociétés de l’indice S&P 500 pour la fin de 2026.
- Utiliser la croissance projetée des bénéfices pour prévoir ceux de chacun des secteurs GICS.
- Indiquer les secteurs qui sont sous-évalués compte tenu du ratio cours-bénéfice (C/B) prévisionnel.
Bien entendu, il y a plusieurs façons de prévoir les bénéfices de l’indice S&P 500. Les analystes des actions utilisent généralement une combinaison de mesures ascendantes à divers degrés. Mais, en tant qu’analystes macroéconomiques, nous avons tendance à mettre davantage l’accent sur les variables descendantes. Nous nous appuyons en particulier sur trois données économiques importantes des États-Unis.
La première est l’indice des prix à la consommation (IPC) des États-Unis, qui a tendance à évoluer de façon procyclique avec les bénéfices. N’oubliez pas que les bénéfices sont présentés en valeurs nominales (ce qui signifie qu’ils ne sont pas rajustés en fonction de l’inflation). Donc, si l’IPC augmente, les prix facturés par les entreprises devraient aussi augmenter pour maintenir les marges bénéficiaires. De plus, l’inclusion de cette variable témoigne du fait que les prix s’adaptent souvent beaucoup plus rapidement aux réalités économiques que les coûts (c.-à-d. la main-d’œuvre). L’IPC a une incidence sur les bénéfices par l’intermédiaire du canal des prix.
La deuxième est le taux de chômage, qui indique où nous en sommes dans le cycle économique et qui a tendance à évoluer à l’inverse de la croissance des bénéfices. À titre d’exemple, n’oubliez pas que le taux de chômage peut être présenté comme un indicateur de la demande. Lorsqu’il augmente, les consommateurs réduisent généralement leurs dépenses discrétionnaires, ce qui entraîne un ralentissement des volumes pour les entreprises. Lorsqu’il baisse, les consommateurs sont plus susceptibles d’augmenter leurs dépenses, ce qui se traduit par une augmentation du volume d’affaires. Le taux de chômage a une incidence sur les bénéfices par l’intermédiaire du canal des volumes.
La troisième est l’indicateur de confiance de l’Institute for Supply Management (ISM), qui nous donne une idée de l’ampleur de l’optimisme des entreprises et des bénéfices. Nous préférons utiliser une variation de l’indice compilé par Bloomberg, qui pondère la contribution du secteur de la fabrication et des services en fonction de sa taille relative dans l’économie. En termes simples, lorsque l’indice ISM est supérieur à 50 et en hausse, un plus grand nombre d’entreprises sont susceptibles d’étendre leurs activités. En effet, l’amélioration de l’ampleur est souvent un indicateur avancé de l’expansion des bénéfices (et vice versa).
Nous pouvons prendre les variations d’une année à l’autre de chacune des variables ci-dessus et les régresser par rapport à la croissance des bénéfices de l’indice S&P 500. Ce modèle rudimentaire présente un ajustement raisonnablement serré (R2 de 0,75), ce qui indique que la combinaison des trois données procure bel et bien une certaine valeur prédictive pour la croissance des bénéfices. Au tableau 1, nous utilisons les liens issus de notre modèle pour examiner deux scénarios hypothétiques quant à l’évolution des choses d’ici la fin de l’année et à la croissance correspondante des bénéfices. Par exemple, dans un scénario de récession où l’inflation diminue et le taux de chômage augmente, notre modèle laisse entrevoir que les bénéfices baisseraient de 11,3 %. À l’inverse, si l’économie continue de croître, les pressions à la hausse sur l’inflation devraient persister et le taux de chômage pourrait baisser jusqu’à un certain point.
En l’espèce, un scénario de référence raisonnable consisterait en une augmentation de 15,6 % des bénéfices. Le tableau 1 montre également que, si l’on suppose qu’aucune des trois variables ne changera d’ici la fin de l’année, on peut raisonnablement s’attendre à une croissance des bénéfices d’environ 10 % (ce qui est tout juste en deçà des attentes du marché).
Tableau 1 – Croissance projetée des bénéfices de l’indice S&P 500 selon notre modèle
Scénario 1 (récession) |
Scénario 2 (Expansion continue) |
Niveaux actuels |
|
Inflation |
1,50 % |
3,00 % |
2,70 % |
Taux de chômage |
5,50 % |
4,10 % |
4,40 % |
Indice composé ISM |
45 |
56 |
53,8 |
Croissance prévue des bénéfices |
-11,31 % |
15,61 % |
10,15 % |
Source : BMO Gestion mondiale d’actifs, au 19 janvier 2026.
À partir de là, nous pouvons utiliser les liens à long terme (ou les régressions) entre l’indice S&P 500 et chaque secteur pour prévoir la croissance des bénéfices de chacun. Pour simplifier les choses, supposons que les valeurs actuelles demeurent inchangées pour nos trois variables macroéconomiques. Le tableau 2 présente les prévisions de croissance des bénéfices de chaque secteur selon ce scénario par rapport aux attentes du marché. À partir de là, nous constatons que des secteurs comme les matières premières, la consommation discrétionnaire, la santé et les services financiers pourraient dépasser les estimations des analystes (il convient de noter que nous surpondérons les services financiers et la santé dans notre portefeuille sectoriel). À l’inverse, il y a lieu de croire que des secteurs comme les technologies, les services de communications, l’énergie et les services publics pourraient décevoir.
Tableau 2 – Estimations des bénéfices : Résultats du modèle utilisant les niveaux actuels des variables macroéconomiques par rapport aux attentes du marché
| Sortie du modèle (dans le scénario actuel) | Prévisions du marché | |
| S&P 500 | 10,15% | 13,71% |
| Technologie | 20,07% | 28,63% |
| Communications | 1.00% | 9,32% |
| Énergie | -9,65% | 3,87% |
| Matières premières | 21,02% | 19,44% |
| Discrétionnaire | 12,66% | 10,64% |
| Cons. de base | 5,69% | 5,69% |
| Industrie | 8,99% | 14,16% |
| Santé | 9,38% | 6,19% |
| Services publics | 3,77% | 11,05% |
| Services financiers | 18,16% | 7,17% |
| Immobilier | 3,28% | 5,95% |
Source : BMO Gestion mondiale des actifs
Pour aller encore plus loin, le graphique 1 présente un diagramme de dispersion des ratios C/B prévisionnels actuels par rapport aux estimations des analystes pour les bénéfices en 2026. Il nous indique que les matières premières sont déjà sous-évaluées. Si le modèle ci-dessus est exact, l’ampleur de la sous-évaluation pourrait augmenter pour ce secteur (il va de même pour les services financiers et la santé). Par ailleurs, le secteur de la consommation discrétionnaire semble déjà surévalué, malgré la hausse projetée inattendue des bénéfices.
Pour résumer les principaux points à retenir :
- Surveiller l’IPC, le taux de chômage et l’indice composé ISM pour avoir une idée de l’évolution des bénéfices de l’indice S&P 500 en temps réel dans une approche descendante.
- Compte tenu de la situation macroéconomique actuelle, les matières premières, les services financiers et la santé semblent sous-évalués.
Graphique 1 – Les matières premières, les services financiers et la santé sont sous-évalués

En ce qui concerne les décisions de répartition, veuillez tenir compte des éléments suivants :
- FINB BMO actions du secteur sélectionné services financiers SPDR (symbole : ZXLF)
- FINB BMO actions du secteur sélectionné de la santé SPDR (symbole : ZXLV)
- FINB BMO actions du secteur sélectionné matières premières SPDR (symbole :ZXLB)
Symbole |
Cumul depuis le début de l’année |
1 mois |
3 mois |
6 mois |
1 an |
3 ans |
5 ans |
10 ans |
Depuis la création |
Date de création |
Les rendements ne sont pas disponibles, car les données sur le rendement portent sur moins d’un an. |
4 février 2025 |
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4 février 2025 |
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4 février 2025 |
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