Le dernier budget du Canada marque un virage majeur vers la croissance à long terme, grâce à des dépenses en infrastructures de 115 milliards de dollars canadiens ainsi qu’à des affectations importantes pour la défense et le logement. Parallèlement à ces investissements, le gouvernement fédéral encourage la participation du secteur privé en simplifiant la réglementation et en instaurant des incitatifs fiscaux.
Saakshi Mehta
Vice-présidente, Stratégies de FNB et de placements non traditionnels
Saakshi Mehta est entrée au service de BMO Gestion mondiale d’actifs en octobre 2025 et occupe actuellement le poste de vice-présidente, Stratégies de FNB et de placements non traditionnels. Son travail porte principalement sur les tendances macroéconomiques et leurs implications pour les marchés des FNB, notamment l’analyse de la politique monétaire, l’évolution des finances publiques et la structure des marchés pour toutes les catégories d’actifs. Avant d’intégrer BMO Gestion mondiale d’actifs, Mme Mehta faisait partie de l’équipe Stratégie du portefeuille au sein de Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario. Elle est titulaire d’une maîtrise en économie financière de l’Université de Toronto et d’un baccalauréat ès arts en économie et psychologie de l’Université de la Colombie-Britannique.
Actuel Idées de négociation
Le point sur le rendement et la stratégie
Une position acheteur équipondérée en actions américaines repose sur un petit groupe de titres qui doivent rester parfaits. De plus, comme les technologies liées à l’IA se propagent à d’autres secteurs, de solides raisons justifient une croissance globale des bénéfices cette année.
Avez-vous déjà participé à une fête tellement réussie que vous auriez voulu la faire durer indéfiniment? Rappelez-vous de l’impression que vous avez lorsque les lumières se rallument, que le bar ferme et que la musique s’adoucit? Vous ressentez une certaine nostalgie à l’idée que la fête est terminée et qu’il est temps de retourner à la maison, même s’il est encore un peu trop tôt et que vous voulez continuer à danser.
Il s’agit du deuxième trimestre de notre Portefeuille fiscalement avantageux*. Ce portefeuille est conçu pour suivre le même cadre fondamental que celui de notre portefeuille équilibré, mais les placements sont rajustés pour être plus avantageux sur le plan fiscal pour les investisseurs canadiens.
Le segment des titres à revenu fixe nord-américains demeure à la croisée des chemins. Les taux de rendement à court terme aux États-Unis devraient subir des pressions vu la possibilité que la Réserve fédérale (Fed) réduise davantage le taux des fonds fédéraux (en raison de la détérioration du marché de l’emploi), tandis que les taux de rendement en dollar canadien devraient être mieux soutenus. La principale réserve à l’égard de ce qui précède est (bien entendu) le statut de l’Accord Canada – États-Unis – Mexique (ACEUM) au cours des prochains trimestres.
Sectoriels/FNB à marchandise
Les annonces des bénéfices du quatrième trimestre de 2025 sont en grande partie terminées et 75 % des sociétés de l’indice S&P 500 dépassent les attentes, ce qui signifie que les données fondamentales demeurent positives. Cela dit, les meneurs du marché en 2026 semblent très différents de ceux de 2025. Le secteur de l’énergie domine le marché à +23 % depuis le début de l’année, tandis que celui des technologies a reculé de -3,4 %, ce qui témoigne d’une nette rotation par rapport aux chefs de file de la croissance de l’an dernier.
Nous en sommes encore aux premiers jours de la période de publication des résultats du quatrième trimestre de 2025, mais le ton du marché a déjà changé. Le mois de janvier a marqué un virage décisif, marquant la fin du leadership restreint qui avait caractérisé une grande partie de l’année dernière et l’avènement d’une participation plus large dans tous les secteurs.
Nous sommes au début de l’année et nous observons une rotation vers les secteurs cycliques. L’industrie et les matières premières ont progressé de plus de 7 % au cours du dernier mois. Les services publics et les biens de consommation de base ont cédé près de 2 % pendant la même période. Cette situation témoigne de l’appétit pour le risque des investisseurs qui misent sur la croissance.